Big Eyes – Hashtag Blogueur Cinéma.

Tim Burton fait partie de ces réalisateurs qui sont très attendus à chacun de leurs films. On attendait de ce nouveau Tim Burton un nouveau film à ambiance très gothique, mais surprise : Tim Burton n’a pas (autant) fait du Tim Burton que d’habitude ! Big Eyes, le dernier film de l’auteur, a été une grosse surprise pour moi. Je n’avais ni lu, ni entendu aucune information avant le film (synopsis, critique… rien !) et je me suis simplement assis dans la salle, pour aller voir le dernier Tim Burton.

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Fin des années 1950, aux Etats-Unis, Margaret (Amy Adams) quitte son mari pour démarrer une nouvelle vie seule, avec sa fille. Son talent de peintre l’amène à se retrouver à peindre en pleine rue aux côtés de nombreux autres peintres, dont Walter Keane (Christoph Waltz, qu’on avait adoré dans Django Unchained). Walter expose quelques toiles de rues parisiennes, mais détecte rapidement le talent et le style particulier de Margaret. En effet, Margaret peint des toiles sur lesquelles figurent des enfants aux gros yeux.

L’artiste se rapproche rapidement de Margaret, qu’il va épouser. Margaret Keane va continuer de peindre, pendant que Walter vendra des oeuvres qu’il s’approprie – à son insu, signées « Keane ». Le succès de ces toiles va pousser le côté commercial de Walter à aller toujours plus loin. Il exploite sa femme qui crée des toiles à la chaine pendant que lui va toujours plus loin dans la commercialisation de son art.

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Le film s’inspire d’une histoire réelle : Margaret Keane a réellement existé, et ses tableaux « Big Eyes » également. Tout le film s’articule autour de cette pression exercée par le mari sur sa femme, à une époque où le divorce n’est pas encore réellement accepté. Tim Burton nous tient donc en haleine avec un univers très différent de ses habituels décors très « dark ». Big Eyes nous fait passer 1h45 dans un monde très coloré, dans lequel les seuls signes de la passion pour le fantastique de Tim Burton sont les gros yeux des tableaux. Surprise !

Les 2 aspects engagés du film sont aussi intéressants : Burton dénonce l’industrialisation de l’art, et évoque les débuts du féminisme. Cette biographie de Margeret Keane signe donc un renouveau dans la filmographie de Tim Burton. Et ça fait du bien, car depuis Pee-Wee jusqu’à Frankeenie, on avait jamais quitté le fantastique pendant plus de quelques scènes !

Bravo, Ti-m’a(s) surpris !

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